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Album ARCHIVE CONTROLLING CROWDS ARCHIVE
CONTROLLING CROWDS (2009)
WARNER
AUTRES
5/5
SUPERCLOCHARDU84
19/04/2026
 
45
0 0
A l'heure où j'écris ces lignes, Glass Mind est sorti depuis peu et est, en ce qui me concerne, une semi déception.
J'ai donc décidé de me replonger dans ce que je considère comme le meilleur album du groupe : Controlling Crowds, synthèse de tout ce que Archive a pu faire de mieux entre rock atmosphérique et trip hop.
Le premier titre, éponyme, est déjà à lui seul un petit chef d'œuvre de construction, avec ses ajouts successifs de séquences musicales sur presque 10 minutes. Un régal, suivi par l'un de leur meilleur single (si ce n'est LE meilleur) : bullet, titre pop voire trip hop sombre et torturé. Un classique. Words on Signs, plus discret, n'en reste pas moins excellent et même épique à certains moment. Dangervisit est un morceau rock atmosphérique tout aussi bon. Quiet Time, premier morceau rap, signe le retour de Rosko John. Toujours nimbé d'une atmosphère sombre, presque "silent hilliène", le titre est percutant et est un rappel des débuts du groupe. Et voilà que la partie 1 est terminée, sans fausse note. Et la partie 2 s'ouvre sur le magnifique Collapse / Collide, sa monté en puissance et ses vrombissements fantomatique. Du grand art, là aussi, presque cinématographique. La pression redescend avec Clones, rock léger et déstructuré, avant de remonter avec le second titre rap : Bastardised Ink, tout aussi bon que Quiet Time. Kings of speed est le deuxième single de l'album, il est très bon mais un cran en dessous de bullet. Whore est un titre un peu provocateur, comme pouvait l'être Fuck You sur l'album Noise mais en plus calme, plus posé. Un titre que n'aurait pas renié Portishead. Chaos est un titre magnifiquement triste, preque trop court. Razed to the ground est le troisième et dernier morceau rap, aussi bon et torturé que les précédents. Et le tout se termine dans un apaisement assez paradoxal avec le titre funeral.
Au delà de la diversité des mélodies, des textes et des thématiques abordées dans Controling Crowds, tout me fascine dans cet album : la couverture, l'atmosphère général, tout est bon.
Controling Crows est à la fois un disque majeur pour le groupe, synthèse des précédents et ouverture vers l'avenir qui fera la part belle aux expérimentations et au titres longs, lents, atmosphériques.
Un sans faute, complété un peu plus tard par une partie IV tout aussi bonne quoique plus sage.
A écouter sans modération, à fond et dans le noir si possible !

Album ARCHIVE GLASS MINDS ARCHIVE
GLASS MINDS (2026)
PIAS
AUTRES
3/5
SUPERCLOCHARDU84
20/03/2026
 
45
0 1
J'ai essayé de l'apprécier, ce Glass Minds. Mais rien à faire. Pourtant ça commençait plutôt bien : l'album s'ouvre sur un magnifique instrumental, Broken Bits et ses cuivres puissants qui instaurent l'ambiance de l'album. Très bon, quoique un peu longuet sur la fin, et une très belle transition sur le titre suivant, Glass Minds. La voix de Lisa Mottram, fluette, nécessite un petit temps d'adaptation. Mais on finit par s'y faire et le titre est plutôt bon, lui aussi et contribue à poser l'atmosphère angoissante et mélancolique. Et puis arrive Patterns, lent et long titre minimaliste qui ne décolle pas, ce qui, après deux titres atmosphériques, commence à créer un début d'ennui. Un titre qui aurait mieux fait de venir clôturer l'album que de l'ouvrir, à mon sens. Look At Us lui succède et apporte enfin un peu de peps, mais c'est à peu près tout ce que je lui trouve de positif. Idem pour le très moyen When You’re This Down. So Far From Losing You, que beaucoup ont apprécié, est dans la même veine, en plus long. Rien à faire, je n'accroche pas, ce n'est pas mauvais, c'est juste moyen. Wake Up Strange est un single assez oubliable mais pas méchant. City Walls est mélancolique et est pour moi l'une des grandes réussites de l'album. En tout cas c'est le seul titre à m'avoir provoqué une émotion. Je trouve aussi la transition avec le titre suivant, le très "radioheadien" The Love The Light, très réussie. Un titre sympathique par ailleurs. Shine Out Power est dans la ligné de When You’re This Down et So Far From Losing You, je n'ai pas accroché. Heads Are Gonna Roll, titre rap, le seul de l'album, arrive là, en quasi clôture, il aurait mieux fait de remplacer Patterns. Pas mauvais, pour peu qu'on ne le compare pas à d'autres titres rap du groupe. Mais, franchement, on se demande ce qu'il fait là. Enfin, Glass Minds se termine sur Where I Am, totalement oubliable.
Que retenir donc de cet album ? Pas grand chose en ce qui me concerne. Je le situe juste un peu au dessus de light, mais en dessous du précédent Call to Arms & Angels. J'irai même jusqu'à dire que le malaimé The False Foundation lui est supérieur en terme de cohérence, de rythme et d'ambiance torturé.
Ce sera donc un généreux 3/5, faute de pouvoir lui donner 2,5. Qui sait, peut être finirai-je par l'apprécier avec le temps, mais pour l'heure, le cd restera quelque temps encore bien au chaud, dans sa pochette...

Album PASCAL LAMBERT PLAISIRS CAPITAUX PASCAL LAMBERT
PLAISIRS CAPITAUX (2012)
AUTRE LABEL
AUTRES
4/5
ZAPLANE
01/12/2024
 
6
0 0
Bien que certaines choses soient perfectibles, cet album n'en est pas moins de bonne qualité et mérite plusieurs écoutes pour se convaincre que l'univers de cet artiste vaut mieux que beaucoup d'autres que l'on nous matraque à la radio.
Mentions spéciales pour les titres "Quand la France s'endort", "Mon intimité en oubli" et "Ivresse".


Album STEVE HACKETT MOMENTUM STEVE HACKETT
MOMENTUM (1988)
CAMINO
AUTRES
2/5
LONEWOLF1300
02/04/2023
 
403
0 0
Un peu comme Bay of Kings, une oeuvre introspective, contemplative, basée quasi exclusivement sur la guitare sèche classique.

Un peu pénible à écouter. Certes, ce n'est pas dépourvu de talent ni d'une technicité à toute épreuve, mais c'est long !

A réserver aux amateurs de l'instrument en question.

Album STEVE HACKETT BAY OF KINGS STEVE HACKETT
BAY OF KINGS (1983)
CAMINO
AUTRES
3/5
LONEWOLF1300
01/04/2023
 
403
0 0
Je suis entièrement d'accord avec la critique de cet album.

Il faut être amateur de guitare classique pour apprécier vraiment (et sur la longueur !) un album qui est à la fois entièrement instrumental et quasi exclusivement centré sur la guitare. Ca fait un peu trop. Ca en rend cet album difficile d'accès. Certes, il y a du talent partout, de la virtuosité à revendre, il y a même des petits bijous mémorables ("Horizons" et "Kim" n'étant pas les moindres). Ceci dit, ça revient à assister à un concert acoustique de guitare sèche.

Un travail presque académique, qui plaira à certains, et rendra à d'autres l'écoute un peu ennuyeuse, ou pénible, voire difficile.

Personnellement, j'avoue que c'est un album que je n'écoute quasiment plus.

Album DEAD CAN DANCE WITHIN THE REALM OF A DYING SUN DEAD CAN DANCE
WITHIN THE REALM OF A DYING SUN (1987)
4AD
AUTRES
5/5
MARC_M
13/08/2022
 
6
0 1
Album magnifique et totalement inclassable, Within the Realm Of A Dying Sun est définitivement celui de DCD qui est le plus influencé par la musique classique - directement. Brendan Perry avait même apparemment pris des cours de musique pour cet album, étudiant le contrepoint. Le duo, toujours aussi peu disert sur l'instrumentation utilisé par ses deux membres, ne citant que les invités, délaisse totalement les guitares et la basse (et la boîte à rythme !) pour privilégier des claviers cristallins ou orchestraux, le yang ch'in joué par Lisa, plus peut-être un ou deux autres qu'il faut deviner à l'écoute. Des violoncelles et violons, ainsi que des trombones, déjà présents sur Spleen & Ideal en 1985 prennent ici encore de l'importance, avec une dominante pour les cordes, cette fois, rendant les arrangements plus aériens et moins sombres. Hum ? Si peu…

Alors, bien, sûr, ce disque ne brille pas par une franche gaieté. Il n'y a qu'à penser déjà à ce titre dramatique : "Dans le royaume d'un soleil mourant !" ! Tout est dit ! A l'image de cette pochette énigmatique sans aucune mention, illustrée d'une photo de la tombe de François-Vincent Raspail au Père Lachaise de Paris, où la statue d'une pleureuse s'accroche à la crypte abritant le fameux chimiste et homme politique, telle un spectre ne voulant pas délaisser un être cher.
Depuis sa sortie en 1987, l'album n'a rien perdu de sa puissance dramatique et de sa perfection formelle. Le choix de placer tous les titres chantés par Brendan Perry sur une face (seulement trois morceaux plus un instrumental) et ceux chanté par Lisa Gerrard sur la seconde peut paraître curieux mais chacun chante parfois un peu sur les morceaux de l'autre et cela crée un ensemble cohérent et contrasté.
Sur la première partie, Brendan Perry développe trois chansons et un instrumental assez accessibles, basé sur des claviers cristallins et orchestraux complétés par les instruments classiques ici et là, à l'ambiance sombre et mystérieuse, mélancolique, voire presque funèbre, démontrant ses talents de chanteur au timbre grave, sans recourir aux clichés gutturaux typiques du gothique et du post-punk du début des années 80… Sa voix, enrichie il est vrai d'une réverbe généreuse, prend de l'ampleur et de la profondeur, et on ne peut qu'admirer toute l'émotion qu'il transmet sans forcer, que ce soit sur les lents et solennels Anywhere Out Of The World et In The Wake Of Adversity ou le plus enlevé Xavier, dont l'intro est chanté par Gerrard (morceau qui sera plus tard repris par Paradise Lost)
ace et une atmosphère vraiment dramatique empreinte d'une passion mystique sur la seconde face, où Lisa Gerrard atteint des sommets inégalés d'émotion et de performance vocale... que ce soit sur le pesant titre introductif Dawn Of The Iconoclast, le très orientalisant Cantara, devenu à l'époque un classique en concert, puis le symphonique Summoning of The Muse avec ses cloches solennelles Cantara, et enfin l'époustouflant Persephone, à l'intro en deux parties, la première pesante et vraiment lugubre où Gerrard puise pour la première fois dans les tréfonds de son registre de contralto incroyable, puis la seconde où la voix s'élève vers des sphères qui semblent inaccessibles au commun des mortels, pour que le morceau se développe ensuite dur un ton plus léger, mélancolique et de plus en plus apaisé, avec une ambiance élégiaque, on ne sait combien d'octaves sont parcourues par cette (ces) voix qui semble(nt) venir de plusieurs chanteuses. Fantastique conclusion d'un album qui ne l'est pas moins.
On ne peut sortir indemne d'une telle écoute… un album essentiel, qui définit un genre à lui tout seul.


 
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