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Album TOTO THE SEVENTH ONE TOTO
THE SEVENTH ONE (1988)
CBS
A.O.R.
5/5
RISING13
07/12/2025
 
392
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En 1988, c’est un groupe presque au complet qui retourne en studio pour enregistrer son septième album. Presque complet car à la fin de la tournée de promotion de "Fahrenheit", Steve Porcaro a décidé de se mettre en retrait du groupe afin de s’occuper de ses propres projets musicaux. Par solidarité, il reste dans les alentours de Toto pour l’enregistrement de ce nouvel album qui, certainement après de longues discussions et une profonde réflexion, sera intitulé "The Seventh One". Pour un septième album, on ne pouvait rêver mieux et plus explicite. Mais à part l’intense suspense quant au nom dudit album, la question primordiale qui me brûle la langue est la suivante, Toto peut-il faire aussi bien voire mieux que l'excellent "Fahrenheit" paru deux ans plus tôt ? La réponse dithyrambique à cette insoutenable attente est oui sans aucune hésitation ni aucune contestation. "The Seventh One" dépasse toutes mes espérances et s'impose comme l'album le plus emblématique du groupe (plus que "IV" en ce qui me concerne). Cette collection de onze pierres précieuses écrites par des orfèvres est la nouvelle preuve éclatante de la polyvalence du groupe et de sa déconcertante capacité à embrasser avec brio tous les styles musicaux qu’ils décident d’aborder. David Paich, Jeff et Mike Porcaro, Steve Lukather et Joseph Williams, sont en état de grâce. La production est à la hauteur de l’inspiration des musiciens. "Pamela", "You Got Me", "Anna", "Stop Loving You", "Mushanga", "A Thousand Years", "These Chains" alternent brillamment groove, soul, funk, ballades enchanteresses et percussions africaines avec un égal talent. Les musiciens nous rappellent aussi combien ils sont à l’aise dans toutes les déclinaisons du rock qu’ils abordent, qu’il soit percutant avec "Stay Away", teinté de rhythm'n’blues avec "Straight For The Heart" ou FM avec "Only The Children". Avec l’ambitieuse et exceptionnelle "Home Of The Brave" en guise de conclusion, Toto renoue magistralement avec des appétences progressives en berne depuis l’album "Turn Back". Et ceci me comble de bonheur. En enregistrant cet album parfait qu’est "The Seventh One", Toto détient l’album qui les propulsa au firmament. Quintessence du style musical de Toto, "The Seventh One" est un chef-d’œuvre absolu.
Album TOTO FAHRENHEIT TOTO
FAHRENHEIT (1986)
CBS
A.O.R.
5/5
RISING13
07/12/2025
 
392
0 0
En cette année 1986, lorsque Toto entre en studio pour enregistrer le successeur du génial "Isolation", une évidence s’impose pour le groupe. Bien que sa performance vocale sur le précédent album ait été irréprochable, l’alchimie humaine entre Fergie Frederiksen et le groupe n’est pas au beau fixe. Le chanteur n’a pas réellement réussi son intégration au sein de Toto notamment en tournée. De plus, il se montre incapable de livrer des lignes de chant qui conviennent aux nouvelles compositions du groupe. Lui qui avait été le choix parfait quand Toto avait décidé avec "Isolation" d’enregistrer un album très rock se retrouve en délicatesse lorsque débute les séances d’enregistrement de "Fahrenheit". Ce sixième album studio s’annonçant beaucoup plus soft, soul et rock californien, Toto se voit donc dans l’obligation de se séparer du chanteur. Le groupe recrute Joseph Williams qui n’est autre que le fils de John Williams, célèbre chef d’orchestre et compositeur de musiques de films tels que les Indiana Jones, Star Wars, Harry Potter et la grande majorité des bandes originales des films de Steven Spielberg. "Fahrenheit" est donc le premier album de Toto où l’on peut entendre la fantastique et impériale voix de Joseph Williams. Puissante, chaude, sensuelle, soul, rock, jazzy, funky, sa tessiture vocale est proprement hallucinante et colle parfaitement avec l’ambiance de ce "Fahrenheit". Moins rock que le précédent "Isolation", "Fahrenheit" est plus orienté West Coast avec un son beaucoup plus feutré, nuancé et clean. Les compositions sont très variées et mis à part la catastrophique chanson titre, l’album est un florilège de trésors mélodiques. La funky rock "Till The End" avec ses cuivres millimétrés ouvre l’album avec classe et éclat. "We Can Make It Tonight", "Can't Stand It Any Longer" et "Could This Be Love" sont de superbes titres soft rock. Une fois de plus, Steve Lukather nous régale et nous enchante avec la sublime "Without You" et la somptueuse ballade "I'll Be Over You". Autant la pénible "Fahrenheit" m’est insupportable, autant la merveilleuse "Somewhere Tonight" m’est indispensable. C'est au tour de Steve Porcaro de nous charmer une fois encore avec la douce "Lea" qui une fois n’est pas coutume n’est pas chantée par lui mais par un Joseph Williams dont la performance toute en délicatesse en dit long sur son immense talent. Pour finir en beauté un album qui jusqu’ici, mis à part la faute de goût du titre éponyme, n’a aligné que des titres inspirés, Toto a invité le grand Miles Davis à venir jouer sur le bel instrumental jazzy "Don't Stop Me Now" qui clôt superbement un magistral "Fahrenheit" dans lequel Toto, avec une classe immense et un talent sans failles, a encore une fois élargit son éventail musical qui semble sans limites. "Fahrenheit" est un indispensable de plus dans la discographie de Toto.
Album TOTO IV TOTO
IV (1982)
CBS
A.O.R.
5/5
RISING13
07/12/2025
 
392
0 0
En entrant en studio en 1982, Toto est au pied du mur. Malgré les trois remarquables albums que sont "Toto", "Hydra" et "Turn Back", les ventes sont décevantes, pire leur troisième opus n’a rencontré du succès qu’au Japon. La maison de disques menace de mettre fin au contrat qui les unit au groupe si ce dernier ne rencontre pas de succès avec son album suivant. C’est donc un groupe sous pression qui débarque en studio. Toto va jouer sa survie avec dix titres qui au final paraitront le huit avril mil neuf-cent-quatre-vingt-deux dans ce bien nommé "IV". Que dissimule cette illustration sobre sur un fond rouge éclatant où quatre anneaux ondulent tel un serpent autour de l’épée symbole déjà présente sur le premier opus ? Quarante-trois ans après sa parution, tout le mode connait le destin de cet album multirécompensé, de ce disque aux ventes faramineuses, de son impact culturel et sociétal qui quoi qu’on en dise ne sont pas usurpés. Mais se pourrait-il que malgré tout cet engouement médiatique Toto "IV" soit surestimé ? Pour certains oui, pour d’autres non. Pour ma part, je suis plus mitigé car il me semble que ce quatrième effort studio divinement produit a contre lui un gros handicap qui sont en fait les deux clés de son retentissant succès. Les deux méga tubes planétaires "Rosanna" et "Africa" qui ouvre et ferme l’album ont totalement éclipsé les autres titres de l’album. Exceptée la majestueuse "I Won't Hold You Back" qui, elle aussi, a rencontré un beau succès public, certes moindre que les miraculeuses "Rosanna" et "Africa", qui dans le grand public connait les excellentes "Make Believe", "Good For You", "Afraid Of Love", "Lovers In The Night" et "Waiting For Your Love" ? Pire, même certains fans parmi les plus endurcis se plaisent à dénigrer cet album qu’ils ne résument qu’à ses deux réussites majeures comme s’ils avaient peur d’avoir honte d’avouer qu’ils regrettent que leur groupe fétiche ait atteint le but qu’il s’était fixé à sa création. Ce n’est pas parce que Toto a écrit cet excellent "IV" en laissant de côté, pour un temps, des chansons progressives pour des titres plus mainstream que l’on doit renier voire dénigrer la qualité d’interprétation, le niveau d’inspiration et la créativité artistique du groupe. Après tout, on peut très bien profiter de l’album en zappant "Rosanna" et "Africa" pour se focaliser sur les autres pépites qui les accompagnent. J’ai choisi mon camp, j’écoute toujours Toto "IV" en intégralité et avec autant de plaisir même si j’avoue que ce n’est pas mon album favori du groupe. En vérité je vous le dis, messieurs David Paich, Jeff Porcaro, Steve Porcaro, Bobby Kimball, Steve Lukather et David Hungate avec leur groupe Toto embellissent mon quotidien avec classe et talent. Et malgré les changements à venir, les drames que le groupe affrontera, depuis plus de quarante ans je suis fan absolu de Toto et ce n’est pas près de s’arrêter…
Album TOTO TOTO TOTO
TOTO (1978)
CBS
A.O.R.
5/5
RISING13
05/12/2025
 
392
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En 1978, sort l’album éponyme "Toto", premier enregistrement studio du groupe. C’est en 1976 que David Paich (claviers, chant) et Jeff Porcaro (batterie, percussions) ont eu l’idée de réunir autour d’eux des musiciens de session aguerris afin de créer leur propre groupe pour pouvoir jouer sans aucune limite tous les styles de musique dont ils ont envie. Steve Porcaro (claviers, chant), David Hungate (basse), Bobby Kimball (chant) puis Steve Lukather (guitares, chant) sont recrutés et actent ainsi la naissance de Toto, nom proposé par Jeff Porcaro après avoir vu "Le Magicien d’Oz" dans lequel le chien de Dorothy s’appelle Toto. Court et facile à retenir dans toutes les langues, ce nom n‘a pas fait l’unanimité chez Steve Lukather qui s’est toujours plu à dire que ce qu’il aimait le moins dans le groupe c’était son nom. Et pourtant, avec le recul, on peut se dire que ce fût le premier éclair de génie du groupe. Produit par le groupe, ce premier album est le parfait exemple de ce qu’est le riche univers musical de Toto. En musiciens de session expérimentés qu’ils sont, ces derniers laissent libre court à leur folle créativité musicale et à leur inspiration débridée qu’elle soit rock, funk, hard-rock, pop, jazz ou dans le plus pur style de la musique californienne. Au programme, des hits en puissance, une interprétation haut de gamme, un éclectisme époustouflant, des mélodies imparables, des solos ébouriffants et des vocaux somptueux. Quarante-huit ans après la sortie initiale, le génial instrumental "Child's Anthem", les irrésistibles "I’ll Supply the Love", "Georgy Porgy", "Manuela Run" et "You are the Flower", la phénoménale "Girl Goodbye", l’indéboulonnable classique "Hold the line" et la très belle "Angela" n‘ont pas pris une ride et leur qualité ainsi que leur efficacité ne sont plus à prouver. Avec cet éponyme, Toto réalise un coup de maître. Malgré les critiques assassines et malveillantes de la presse rock de l’époque qui ne voyait dans le groupe qu’une association de requins de studio, qui ne savait pas dans quel courant musical il fallait classer ce groupe qui se permettait de jouer autant de styles différents avec une aisance, une arrogance aussi déconcertante, l’album "Toto" rencontra le public et fût un succès. La belle histoire ne faisait que commencer…
Album TOTO ISOLATION TOTO
ISOLATION (1984)
CBS
A.O.R.
5/5
RISING13
05/12/2025
 
392
0 0
La maison de disques est aux anges, "IV" a raflé la mise. Immense succès critique et énorme succès commercial. Jackpot à tous les niveaux. Mais qu’en est-il de Toto ? Que se passe-t-il en coulisses ? En 1984, il est désormais temps pour David Paich, Steve Lukather, Jeff Porcaro et son frère Steve de donner suite à cet ouragan couronné de lauriers qu’est "IV". Vous avez bien lu, je n’ai cité que quatre des membres du groupe. En effet, à l’heure d’enregistrer son cinquième album studio, Toto doit faire face au départ du bassiste David Hungate pour raison familiale et au renvoi du chanteur Bobby Kimball en raison d'une consommation de drogue qui affecte sa capacité à chanter. Pour remplacer ce dernier, Toto recrute Fergie Frederiksen au timbre vocal puissant, rock et haut perché. Une voix qui va parfaitement correspondre à la volonté du groupe d’enregistrer à nouveau un album très rock comme ce fut le cas en 1981 avec "Turn Back". En plus de Fergie Frederiksen, ce nouvel album studio intitulé "Isolation" voit enfin l'arrivée de Mike Porcaro au sein du groupe en remplacement de David Hungate. Décidément, chez les Porcaro la musique est une affaire de famille surtout quand elle est exercée avec un talent incroyable. Plus rock que son prédécesseur, "Isolation" est pour un grand nombre de fans de Toto l’album préféré, celui qui est souvent cité comme étant le plus homogène, le plus énergique, le plus éloigné des visées commerciales imposées par la vénale maison de disques qui souhaite réitérer l’exploit du précédent album. Tout comme celle de "Turn Back", je trouve la pochette de l’album magnifique et, tout comme le génial troisième album de Toto, je suis un éternel adorateur de ce fabuleux "Isolation" qui pour moi fait partie des tous meilleurs albums du groupe. Bien qu’il n’y ait pas d’immenses classiques comme sur "Toto" et "IV", l’inspiration est à son zénith avec les remarquables "Carmen" et "Lion", la très originale "Stranger In Town", la ballade "How Does It Feel", les géniales "Endless", "Isolation" et "Mr Friendly", les orchestrales "Angel Don't Cry" et "Change of Heart" et pour conclure en beauté, la merveilleuse "Holyanna". Fort de cette volonté de réaliser un disque foncièrement direct et plus rock, Toto est resté intègre et fidèle à son ADN musical poussé vers l’ouverture et la liberté de création artistique. Enregistré dans cette optique et souvent oublié du public, "Isolation" est pour de nombreux fans de Toto dont je suis l’album favori et celui vers qui on se retourne le plus fréquemment quand notre cœur balance vers la superbe discographie du groupe. "Isolation" est un album essentiel et une œuvre majeure des années quatre-vingt.
Album TOTO HYDRA TOTO
HYDRA (1979)
CBS
A.O.R.
5/5
RISING13
05/12/2025
 
392
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Un an après la parution du génial album éponyme, Toto revient avec son second album à la pochette bleutée mystérieuse et réussie. Serait-ce Connor MacLeod qui attend sagement le Kurgan son ennemi juré ? Pas du tout, tout simplement Steve Porcaro qui pour le coup opte pour une vaillante épée à défaut de claviers ensorceleurs dont il s’est fait un grand magicien. Huit ans avant l’apparition au cinéma de Christophe Lambert, Sean Connery et Clancy Brown, nos braves Chevaliers de la Table à Toto s’affichent en highlanders du rock. Je ne sais pas si le groupe pratique la cartomancie ou si l’un d’entre eux a eu des visions prémonitoires, ce qui est sûr, c’est que ce "Hydra" annonce brillamment ce que sera Toto dans le futur. En prenant à contrepied tout ce qui a fait la réussite éclatante de leur premier album, David Paich, Steve Porcaro, Jeff Porcaro, David Hungate, Bobby Kimball et Steve Lukather affirment encore plus leur volonté de ne s’imposer aucune limite. Plus élaboré, plus complexe, plus progressif, plus rock et moins pop, moins funk, moins variété accessible que son prédécesseur, "Hydra" n'en demeure pas moins une pierre angulaire de la discographie du groupe. Je dirais même qu’il est un album majeur et l’un de mes préférés de Toto. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il démontre que quel que soit le style dans lequel évolue le groupe, cela ne remet pas en cause la qualité d’écriture et d’interprétation. Oui, Toto peut tout jouer et il le prouve avec "Hydra" le titre alambiqué qui ouvre magistralement le disque. Cinématique, progressive, complexe, funky sur les couplets, rock sur les refrains, sublimée par un pont musical majestueux et un solo dantesque de Steve Lukather, cette pièce d’orfèvrerie est l’œuvre d’un groupe sûr de lui. Toto ne dresse aucune barrière et laisse libre cours à sa richesse musicale. Les remarquables "St-Georges and the dragon", "99" et "Lorraine" confirment la forme éblouissante de chacun des musiciens du groupe. Bobby Kimball délivre une prestation vocale incroyable d’intensité sur l’extraordinaire "Mama" tandis que Jeff Porcaro impose à ce titre un rythme dont lui seul a le secret. Steve Lukather est stratosphérique avec des solos hallucinants où une technique monstrueuse est toujours au service de la mélodie et de la chanson. L’hymne "All Us Boys" et l’incendiaire "White Sister" en sont des preuves éclatantes en plus d’être des compositions de très grande classe. Tout au long de l’album, l'interprétation y est éblouissante de maîtrise. Avec cet exceptionnel "Hydra", Toto offre au public une œuvre exigeante par certains aspects mais ô combien riche d’une inspiration, d’une interprétation et d’une musicalité sans failles. Magistral et indispensable.

 
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