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"Riffs terreux, groove sudiste, rock’n’roll habité et une pointe de décadence romantique font de "A Pound Of Feathers" une nouvelle preuve de la sincérité et de la liberté des Black Crowes."
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4/5
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Il y a des groupes qui vieillissent, et d’autres qui prennent simplement un peu plus de poussière sur leurs santiags. Plus de 35 ans après "Shake Your Money Maker", The Black Crowes prouvent qu’ils appartiennent clairement à la seconde catégorie. À croire que les frères Robinson ont trouvé la fontaine de jouvence du rock sudiste dans quelques bars enfumés de Nashville où ils ont enregistré ce dixième album en seulement une dizaine de jours, question de garder la spontanéité sans chercher la perfection. Et celui-ci transpire cette sincérité brute qui a toujours fait le sel du combo, sonnant comme un rappel : les Corbeaux n’ont jamais vraiment cessé de voler.
Dès l’ouverture, ‘Profane Prophecy’ pose le décor : nerveux, groove graisseux et attitude rock’n’roll à faire pâlir un jukebox des seventies. On jurerait presque entendre les fantômes des Rolling Stones planer au-dessus de la table de mixage. La machine continue de ronronner avec ‘Cruel Streak’, rock efficace qui confirme que Rich Robinson possède toujours ce sens du riff qui accroche l’oreille comme un hameçon. C’est ‘Pharmacy Chronicles’ qui apporte la première vraie respiration. Plus moite, plus désabusé, ce morceau dévoile une formation qui regarde son passé de rock stars avec un mélange de lucidité et de nostalgie. The Black Crowes savent aussi secouer la poussière avec ‘Do The Parasite!’ qui balance un groove quasi funk-rock à se déboîter les articulations et qui rappelle à quel point Rich et Chris aiment jouer avec les frontières du rock sudiste.
Dans un registre différent, l’enchaînement ‘High And Lonesome’ / ‘Queen Of The B-Sides’ laisse filtrer une mélancolie bluesy bienvenue, tandis que ‘It’s Like That’ se révèle un pur moment de rock insolent taillé pour la scène. La fin d’opus réserve également quelques surprises. ‘Blood Red Regrets’ flirte avec une atmosphère plus dramatique, tandis que ‘Eros Blues’ plonge dans un blues nocturne et sensuel. Et puis il y a ce ‘Doomsday Doggerel’, final sombre et presque apocalyptique, qui donne au disque une conclusion inattendue. Comme si la fête se terminait au petit matin avec un goût de whisky et de vérité. Inspiré par un riff des B-52’s, il fait preuve d’une approche étrange et ultra créative qui change de ce à quoi les frères d’Atlanta nous ont habitué, prouvant une nouvelle fois la liberté créatrice des deux frangins.
Alors oui, "A Pound Of Feathers" ne cherche pas à révolutionner la discographie de The Black Crowes . Mais ce n’est pas vraiment le sujet. Le groupe joue sur son terrain favori : riffs terreux, groove sudiste, rock’n’roll habité et une pointe de décadence romantique. Au fond, cet album ressemble à ce qu’annonce son titre : une poignée de plumes qui semblent légères, mais qui, mises bout à bout, finissent par peser leur poids dans la balance du rock.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/theblackcrowes
LISTE DES PISTES:
01. Profane Prophecy - 4:07 02. Cruel Streak - 4:09 03. Pharmacy Chronicles - 4:32 04. Do The Parasite! - 3:46 05. High & Lonesome - 3:41 06. Queen Of The B-sides - 2:02 07. It's Like That - 3:20 08. Blood Red Regrets - 4:07 09. You Call This A Good Time? - 3:40 10. Eros Blues - 3:53 11. Doomsday Doggerel - 4:42
FORMATION:
Chris Robinson: Chant / Batterie / Harmonica Cully Symington: Batterie Erik Deutsch: Claviers Leslie Grant: Chœurs Mackenzie Adams: Chœurs Rich Robinson: Chant / Guitares / Basse
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STAFF:
3.7/5 (3 avis)
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