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"Gong continue d'écrire son histoire à travers un album honorable et varié mais qui peine à masquer sa fébrilité."
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3/5
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Les groupes à l’histoire rocambolesque foisonnent, notamment dans le rock progressif. Entre batailles judiciaires pour garder le nom, va et vient des différents membres ou petites guerres intestines, les anecdotes ne manquent pas. Mais s’il y en un qui s’est écrit une légende dans ces dernières, c’est bien Gong. Le groupe français crée par l’australien Daevid Allen a marqué les esprits par les différents side project tous plus ou moins affiliés à Gong. La planète Gong devenant galaxie se parant de constellation telle que Pierre Moerlen's Gong, Mother Gong ou encore New York Gong et consorts à en devenir nébuleuse. De toutes les difficultés auquel le groupe a dû faire face le décès en 2014 de son membre fondateur n'est pas la moindre. Depuis Gong peine à convaincre avec des albums en demi-teinte.
Contexte difficile dans lequel "Bright Spirit" doit prouver sa légitimité. Décomposé en sept titres tous d’une couleur différente renvoyant à sa pochette irisée, un exercice de style qui rappelle dans une moindre mesure le "The Colour Spectrum" de The Dear Hunter.
L'album développe une chromatique musicale allant de la chaleur de l’arabisant 'Dream Of Mine', long morceau à la façon d’un 'Kashmir' de Led Zeppelin, en passant par le nu-jazz instrumental de 'Mantivule', le rock ciselé d’un Steve Hillage avec 'Stars In Heaven', au froid plus aéré d’un 'Ethernal Hand' qui évoque le Jethro Tull d’antan.
L’ensemble évite toutefois l’écueil de l’effet patchwork. Le son de Gong demeure avec un psychédélisme contenu perspirant dans les structures plus que dans les instrumentations comme ultime liant de l’album. Certains passages joliment réussis ('Ethernal Hand' et sa flûte traversière) côtoient le plus anecdotique voire le suranné ('Fragrance Of Paradise').
Il ressort de cette expérience un sentiment ambivalent de démonstration. L’impression que les survivants, tout en étalant des compétences évidentes, voulaient moins séduire que convaincre, et que, même orphelins, les esprits continuent de briller.
L’univers Gong continue donc opiniâtrement de s’étendre malgré les affres de la vie et de la mort, et puisque, d’après sa mythologie, 2032 devrait être charnière, ses membres gagent de l'éclairer jusque là. Même si parfois de lumière un peu plus terne.
Plus d'information sur
http://www.planetgong.co.uk
LISTE DES PISTES:
01. Dream Of Mine 02. Mantivule 03. The Wonderment 04. Stars In Heaven 05. Fragrance Of Paradise 06. Relish The Possibility 07. Eternal Hand
FORMATION:
Cheb Nettles: Chant / Batterie Dave Sturt: Chant / Basse Fabio Golfetti: Chant / Guitares Ian East: Flûte, Saxophone Kavus Torabi : Chant / Guitares
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