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"Archive prend son temps pour développer ses ambiances dans ce "Glass Minds" moins dense et beaucoup plus atmosphérique que son prédécesseur."
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4/5
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On avait laissé Archive en 2022 sur un "Call To Arms & Angels" massif et controversé, double album qui agissait comme une catharsis post-pandémique. Avec ce nouveau cru intitulé "Glass Minds", le collectif londonien mené par Darius Keeler et Danny Griffiths ne cherche pas à reproduire la démesure qui caractérisait sa précédente production, mais s’aventure dans une introspection plus fragile, naviguant entre ombre et lumière, à la limite de l'œuvre cinématographique.
Les deux têtes pensantes l'ont répété, pour réaliser cet album, il était important de prendre son temps et de profiter de chaque respiration. Point de départ de l'univers de "Glass Minds", 'Patterns' laisse ainsi libre cours à une mélancolie ambiante que l'on retrouvera sur une grande partie de l'œuvre. Avec son piano minimaliste sur lequel se pose la voix habitée de Dave Pen, sa structure hypnotique et son (très) lent développement, le titre laisse Archive abandonner les expérimentations et l'électro pop de "Call To Arms & Angels" pour revenir à des morceaux plus dépouillés comme on pouvait régulièrement en trouver sur l'album "Lights". 'Glass Minds' dans un style trip-hop vaporeux avec le chant si fragile de Lisa Mottram s'inscrit dans cette vision tout comme la très personnelle 'So Far From Losing You', la très épurée et douce 'City Walls' ou le titre d'ouverture, oppressant avec ses cors énigmatiques et ses arpèges synthétiques, qui semble tout droit sorti d'un des premiers albums de Vangelis.
Plus conventionnels (tout est relatif) mais tout aussi chargés émotionnellement, des morceaux comme l'énergique et bien rock 'Look At Us', la presque industrielle 'When You're This Down' mettant en avant la voix androgyne de Pollard Berrier, la dramatique 'Shine Out Power' ou encore l'engagé 'Heads Are Gonna Roll' avec le chant rappé de Jimmy Collins, ramènent tour à tour aux différentes ères qu'Archive a pu connaître, de "Londinium" à "Controlling Crowds" en passant par "You All Look The Same To Me".
Toujours aussi libre dans ses inspirations et dans sa créativité, Archive propose avec "Glass Minds" une œuvre qui se ressent plus qu'elle ne s'analyse. Le groupe prend effectivement son temps pour développer ses ambiances en clair-obscur, toujours mélancoliques, jamais larmoyantes. Un album qui s'adresse à un très large public, aussi agréable à mettre en fond sonore qu'en écoute attentive.
Plus d'information sur
http://www.archiveofficial.uk/
LISTE DES PISTES:
01. Broken Bits 02. Glass Minds 03. Patterns 04. Look At Us 05. When You’re This Down 06. So Far From Losing You 07. Wake Up Strange 08. City Walls 09. The Love The Light 10. Shine Out Power 11. Heads Are Gonna Roll 12. Where I Am
FORMATION:
Danny Griffiths: Basse / Claviers Darius Keeler: Claviers Dave Pen: Chant / Guitares / Percussions Holly Martin: Chant Jonathan Noyce: Basse Maria Q: Chant Pollard Berrier: Chant / Guitares Steve Barnard : Batterie
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(1) AVIS DES LECTEURS
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J'ai essayé de l'apprécier, ce Glass Minds. Mais rien à faire. Pourtant ça commençait plutôt bien : l'album s'ouvre sur un magnifique instrumental, Broken Bits et ses cuivres puissants qui instaurent l'ambiance de l'album. Très bon, quoique un peu longuet sur la fin, et une très belle transition sur le titre suivant, Glass Minds. La voix de Lisa Mottram, fluette, nécessite un petit temps d'adaptation. Mais on finit par s'y faire et le titre est plutôt bon, lui aussi et contribue à poser l'atmosphère angoissante et mélancolique. Et puis arrive Patterns, lent et long titre minimaliste qui ne décolle pas, ce qui, après deux titres atmosphériques, commence à créer un début d'ennui. Un titre qui aurait mieux fait de venir clôturer l'album que de l'ouvrir, à mon sens. Look At Us lui succède et apporte enfin un peu de peps, mais c'est à peu près tout ce que je lui trouve de positif. Idem pour le très moyen When You’re This Down. So Far From Losing You, que beaucoup ont apprécié, est dans la même veine, en plus long. Rien à faire, je n'accroche pas, ce n'est pas mauvais, c'est juste moyen. Wake Up Strange est un single assez oubliable mais pas méchant. City Walls est mélancolique et est pour moi l'une des grandes réussites de l'album. En tout cas c'est le seul titre à m'avoir provoqué une émotion. Je trouve aussi la transition avec le titre suivant, le très "radioheadien" The Love The Light, très réussie. Un titre sympathique par ailleurs. Shine Out Power est dans la ligné de When You’re This Down et So Far From Losing You, je n'ai pas accroché. Heads Are Gonna Roll, titre rap, le seul de l'album, arrive là, en quasi clôture, il aurait mieux fait de remplacer Patterns. Pas mauvais, pour peu qu'on ne le compare pas à d'autres titres rap du groupe. Mais, franchement, on se demande ce qu'il fait là. Enfin, Glass Minds se termine sur Where I Am, totalement oubliable.
Que retenir donc de cet album ? Pas grand chose en ce qui me concerne. Je le situe juste un peu au dessus de light, mais en dessous du précédent Call to Arms & Angels. J'irai même jusqu'à dire que le malaimé The False Foundation lui est supérieur en terme de cohérence, de rythme et d'ambiance torturé.
Ce sera donc un généreux 3/5, faute de pouvoir lui donner 2,5. Qui sait, peut être finirai-je par l'apprécier avec le temps, mais pour l'heure, le cd restera quelque temps encore bien au chaud, dans sa pochette...
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(1) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4/5 (2 avis)
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STAFF:
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