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"Neal Morse poursuit sa croisade mystique avec un opus absolument irréprochable mais qu'on à déjà l'impression de connaître par cœur à la première écoute."
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3/5
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Nul n’ignore dorénavant le virage spirituel du thuriféraire Neal Morse depuis la guérison inespérée de sa fille. Il a depuis lors mis au service de sa foi son immense talent et ses accointances déclinant ses sempiternels sermons au gré de ses productions, qui ressemblent tout autant à la précédente ou à la suivante, avec des noms prestigieux tel que Mike Portnoy encore ici aux affaires.
Chaque annonce d’un nouvel album du compositeur charrie un sentiment partagé de joie, tant l’artiste est talentueux, empreinte de résignation pour ses fans (pour l’essentiel plus férue de sa musique que de ses prêches) qui espèrent opiniâtrement le voir sortir de ses ornières mystiques et musicales. Au détour d’une interview l’espoir renait lorsque le groupe explique avoir travaillé différemment pour ‘l.i.f.t’, enregistrant chacun de leur côté leurs parties pour les assembler dans un ultime mixage.
L’engouement suscité fait long feu à l’écoute de ‘Beginning’ qui propose quelque chose peu ou prou identique au travail de Neal Morse depuis approximativement ‘The Light’, sa néo thématique obsessionnelle en sus. Il n’y a bien que dans la production que The Neal Morse Band est sorti de sa zone de confort. La marque de fabrique est rigoureusement la même avec cette qualité dans les compositions, ces arrangements méticuleux, ces reprises de thème, ça monte, ça descend, c’est fluide et irréprochable tel un grand huit qu’on a déjà fait mille fois mais qu’on apprécie toujours malgré l’absence implacable de surprise et l’émotion émoussée par les rides.
Il y a bien évidement de petits frémissements tel que le rock un peu plus torturé d’un ‘Hurt People’, la cohabitation de claviers électro et à cordes sur 'Fully Alive’, ou la légère teinte gospel de ‘Shame About My Shame’ par exemple - Neal Morse n’a jamais été économe de bonnes idées. Outre sa capacité prodigieuse à dérouler sa musique avec une fluidité parfaite, Neal Morse se caractérise par celle inaltérable d’érection d’autels monolithiques ou chaque titre qui les compose est une brique interchangeable, au point qu’en retirer ou en ajouter une ne changerait guère l’aspect de l’ensemble.
Le concept d’un homme prenant conscience de faire partie de quelque chose de plus grand que soi n'est lui qu'un prétexte pour le Père Morse de répandre sa bonne parole - et ses fidèles ouailles auront leurs content de “God”, “Lord” ou “Father”. Nonobstant la ferveur et la virtuosité de son nouveau prêche, l’illumination vient à la prise de conscience qu’il n’y a rien de factuellement opposable à préférer écouter “l.i.f.t” plus qu’un autre album estampillé Neal Morse. Et là, la messe est dite.
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LISTE DES PISTES:
01. Beginning 02. Fully Alive 03. I Still Belong 04. Gravity’s Grip 05. Hurt People 06. The Great Withdrawal 07. Contemplation 08. Shame About My Shame 09. Reaching 10. Carry You Again 11. Shattered Barricade 12. Fully Alive Part 2 13. Love All Along
FORMATION:
Bill Hubauer: Claviers Eric Gillette: Guitares Mike Portnoy: Batterie Neal Morse: Chant / Guitares / Claviers Randy George: Basse
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(1) AVIS DES LECTEURS
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Je comprends la note donnée par Music Waves de 3/5 mais je ne la partage pas.
Je comprends que quelquefois on puisse avoir une légère indigestion à force de se manger des albums de Mister Morse. Pensez donc qu'il a sorti un disque sous le nom de Cosmic Cathedral en mai 2025. Il réitère moins d'un an après avec ce disque de NMB et devrait sortir dans les mois qui viennent un nouvel album avec The Resonance. Et, il faut bien l'avouer, toutes les sorties du monsieur ne sont pas extraordinaires et l'étonnement se fait rare à l'écoute des nouveaux travaux du bonhomme.
Pourtant ce L.I.F.T m'a beaucoup plu. Déjà ce n'est pas un double album même si on va se prendre plus de 70 minutes de musique tout de même.
Et l'ensemble est particulièrement cohérent et structuré, beaucoup plus que le "Innocence & Danger". Il n'y a pas trop de morceaux ultra longs hormis le final de 11 minutes. L'album est aussi aéré par quelques courts instrumentaux. Les musiciens sont évidemment brillants, notamment un Eric Gillette qui délivre de magnifiques solos de guitare.
Il n'y a aucun morceau mauvais ou moyen même si chacun aura ses préférences selon ses goûts. Les morceaux sont souvent variés, ce qui rend l'écoute plaisante. Enfin le tout est servi par une production en béton.
Alors bien sûr il n'y a pas beaucoup d'innovations ni dans la musique ni dans les thèmes. On pourra même reconnaître aisément certains gimmicks de composition de Neal Morse mais il ne s'auto-plagie pas. Enfin, je ne le crois pas. Pour autant, il y a quelques petites idées différentes ici ou là venant probablement des autres musiciens et qui réveillent l'intérêt. En tout cas, même sans évolution flagrante, même si ce L.I.F.T n'est pas un chef d'oeuvre, il est excellent selon moi. Et un excellent album de The Neal Morse Band, cela vous atomise la concurrence !
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(4) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4.7/5 (6 avis)
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STAFF:
3/5 (2 avis)
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